Seb le barbu en Equateur

Mon expérience en Equateur : travail dans un projet de développement, découverte du pays,...

jeudi 2 octobre 2008

Le bus

busTecPour voyager en Equateur, rien de tel que le bus.

Le réseau est ultra performant. Le bus va presque partout, des grandes villes aux villages reculés (le bus équatorien n’a pas peur des petits chemins de terre boueux).

Les prix sont modiques : 1 USD de l’heure plus ou moins, un peu plus pour des petits trajets ou si vous prenez une classe « ejecutivo » entre deux grandes villes (air co, pas d’arrêts à chaque coin de rue, arrêt repas,…). Le bus interurbain ibarreño coûte 0,18 USD. Il s’agit de bus type scolaire pas du tout fait pour les gabarits de plus d’1m65. Je ne sais jamais où y mettre mes jambes.

Pour les liaisons les plus empruntées des bus partent toutes les 10 minutes et les petits villages sont reliés une à deux fois par jour. Seuls les villages extrêmement reculés ne sont pas desservis. Il y a des voyages de nuit également pour relier les grandes villes.

supermarch_Dans le bus vous pouvez tout acheter : des chips ; des boissons ; des bonbons ; des glaces ; des journaux ; des plats chauds ; des médicaments divers (avec exposé explicatif d’une demi-heure, images à l’appui) qui soignent le cancer, les problèmes de prostates, qui purgent votre système digestif,… ; des CD et DVD ; des kits de couture,… Des vendeurs montent à chaque instant pour proposer leurs produits. Certains organisent des petits quizz interactifs pour au final vous vendre un pendentif ou une autre babiole et ça c’est le succès assuré ! Les vendeurs de bonbons sont généralement ceux à la situation économique délicate et ils font un petit spitch avant de vendre afin de vous conscientiser de l’importance que pourrait avoir cet achat de bonbons.

dentitionLe voyageur équatorien n’est pas très bavard. Il s’endort généralement quasi immédiatement. homer_bave_2241a1Si vous ne pouvez en faire de même vous pouvez observer la dentition de votre voisin ou encore sa bave couler sur votre épaule. Si votre voisine est une mère de famille, il est fort probable qu’elle voyage avec trois enfants sur un seul siège et que vous puissiez en prendre un sur vos genoux pour vous occuper. Si vous voyagez à la sortie des classes, il est probable que vous ayez trois collégiens qui lorgnent vos genoux.

Pour ma part, après deux ans ici, je suis rentré dans la catégorie « voyageur qui s’endort après 10 minutes ».

91586_JC_Van_Damme_the_7th_InternatSi vous ne pouvez pas dormir vous pouvez profiter de la musique latina qui bat toujours son plein. On en profite d’autant mieux quand comme moi on a toujours tendance à se retrouver sous les baffles.

La musique ne s’arrête jamais sauf quand vient l’heure du film. Côté films, le choix dans les bus est assez limité : une fois sur deux il s’agit d’un Jean-Claude Vandamme et dans les autres cas vous aurez sans doute un Bruce Lee, un Steven Segal ou une comédie jamais sortie au cinéma. Vous devenez un voyageur averti lorsque vous revoyez deux ou trois fois le même film (j’en suis arrivé là).

arret_bus_explicationA la campagne, le bus s’arrête où vous voulez, il suffit de crier gracias avec un peu d’anticipation. A Ibarra, on vient il y a quelques mois d’introduire l’arrêt de bus ! A la campagne, les gens aménagent leur propre arrêt de bus. Il y a toute la gamme, du basique au plus luxueux.

jesusLa sécurité est garantie. Il y a toujours une représentation de Jésus ou de la Sainte Vierge pour vous protéger de la conduite extrême de votre chauffeur. Si vous ne pouvez pas dormir, fixer attentivement Jésus ou la Vierge, ça rassure. Surtout lorsque les bus font la courses.

Petit détail qui a son importance. Il faut être patient. Lorsque le bus n’est pas plein, il traîne pour essayer de glaner quelques passagers supplémentaires.

Vous connaissez maintenant tout le charme du réseau de bus équatorien. Quelques photos par ici.

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lundi 29 septembre 2008

IMG_1569Ce we la loi sèche était d’application. Et pour cause, les équatoriens se rendaient aux urnes (une fois de plus) pour dire oui ou non à la nouvelle constitution rédigée par la nouvelle assemblée élue il y a un an.

IMG_1570Malgré la hausse des prix des produits alimentaires attribuée injustement au président, la campagne pour le non menée par l’aristocratie équatorienne,… le oui l’a remporté à 64%. Voilà Rafael Correa conforté dans sa révolution citoyenne. A voir maintenant si l’application de cette nouvelle constitution va amener les changements tant espérés par le peuple équatorien.

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jeudi 18 septembre 2008

Que vergüenza !

lucky_luke_3Je me suis toujours senti belge et fier de l’être. Après presque deux ans en Equateur, je mange toujours plus de patates que de riz, je suis les résultats du Standard chaque semaine, je vais chaque jour sur le site du Soir, ontej’aime toujours la pluie,... Je ne rate pas une occasion d’informer mes connaissances équatoriennes que le Belgique offre les meilleurs bières au monde, les chocolats les plus fins, les meilleurs guindailles, qu’on a un ministre qui aphone plus vite que son ombre, qu’on est tellement bête qu’on arrive pas à se mettre d’accord entre flamands et wallons, que de tout les peuples de la Gaule les belges sont les plus braves,… Et pour la première fois dans ma vie, le 31 août, j’ai eu honte de mon pays, honte d’être belge.

belgeCe dimanche là, Rothman Salazar, un jeune équatorien de 19 ans, a été expulsé de Belgique et renvoyer à Otavalo, à une demi-heure de chez moi. Difficile de me faire passer le gout amer de l’injustice. Comment peut-on être aussi inhumain ? Comment peut-on expulser quelqu’un qui a vécu 6 ans dans un pays, qui parle la langue, qui est intégré socialement, qui a un projet de vie, dont la famille vit dans ce pays,… Qui ose défendre une telle expulsion ? Qui a des principes à ce point pitoyables que pour soutenir cela ? Qui ? Nous, les belges. En expulsant Rothman, la Belgique a donné au monde une image que moi en tant que belge je n’approuve pas, une image qui est dur à porter.

Si j’avais du me faire lyncher ici en Equateur le 1 er septembre en marque de représailles, je n’aurais pas su quoi dire pour ma défense. Sans doute n’y aurait-il rien eu à dire. Rien de tel ne s’est passé ici. Le sentiment général a plutôt été du registre du fatalisme que de la révolte.

Mais de quoi a-t-on peur ? Qu’est-ce qui nous pousse à expulser Rothman ou d’autres ?

Sans doute sommes-nous conscients que tous les habitants du monde ne peuvent pas vivre avec le même niveau de vie que nous et qu’il faut donc protéger nos privilèges à tout prix pour ne pas les perdre.

En dehors des cas extrêmes d’expulsion, le simple cas d’un séjour de 3 mois fait réfléchir. En tant qu’européens, on a droit à un visa touriste valable trois mois pour l’Equateur sans devoir faire de démarches ni payer quoi que ce soit. De plus il est facile de le renouveler puisqu’il suffit de passer une frontière pour une journée.

Un équatorien qui veut venir en Belgique pour une durée maximum de trois mois doit présenter  les documents suivants à l’ambassade belge au Pérou :


1. Un passeport national

2. Un formulaire de demande de visa


3. Documents prouvant le but de votre voyage (p.ex. une lettre d'invitation) et les circonstances du séjour que vous envisagez  (p.ex. réservation d'hôtel, logement chez une personne privée, ...).

4. Documents qui prouvent que vous disposez de moyens de subsistance suffisants, aussi bien pour la durée de votre séjour que pour votre retour :

- Soit de vos moyens financiers personnels (p.ex. réservation d'hôtel, argent liquide, chèques et cartes de crédit acceptés en Belgique, un contrat de travail, des extraits bancaires, inscription au registre de commerce, preuve d'activités professionnelles,...).

- Soit des moyens financiers du garant : un engagement de prise en charge est une preuve particulière de moyens d'existence, qui offre une solution lorsque vous ne pouvez pas prouver vous-même votre solvabilité.  Au travers de l'engagement de prise en charge, un Belge ou un étranger résidant en Belgique se porte garant pour votre séjour, votre retour et vos frais médicaux. Le garant doit demander l'engagement de prise en charge à la commune de son lieu de résidence.  Lorsque l'engagement de prise en charge est légalisé par la commune, le document original doit être introduit auprès de l'ambassade ou du consulat compétent accompagné de :

  • Une copie des trois dernières fiches de salaire ou tout autre document établissant la solvabilité du garant. Pour une visite familiale, le garant doit gagner au minimum 800 euro net par mois + 150 euros par personne déjà à charge du garant et/ou + 150 euros par personne invitée. Pour une visite chez des amis, le garant doit gagner minimum 1000 euro net par mois + 150 euros par personne déjà à charge du garant et/ou + 200 euros par personne invitée.

  • Une copie d'un document prouvant que le garant possède la nationalité belge (carte d'identité) ou qu'il est autorisé au séjour de durée indéterminée en Belgique (titre de séjour).

Etant donné que la solvabilité du garant est également établie sur base du nombre de personnes déjà à sa charge, il est conseillé de présenter également une preuve de composition de famille du garant et une preuve relative aux allocations familiales éventuellement perçues.   

5.  Preuves que vous êtes titulaire d'une assurance-voyage valable, personnelle ou collective, couvrant les éventuels frais de rapatriement pour raisons médicales, soins médicaux urgents et/ou soins hospitaliers urgents d’une couverture minimale de 30.000 euros.billet_avion

6.  Preuve de transport (billet aller-retour) : dès que le visa est approuvé, vous devez présenter un billet aller-retour (nominatif et incessible), pour que le visa puisse être délivré. 

Les documents mentionnés ci-dessus ne constituent que les documents de base, à déposer dans tous les cas. D'autres documents supplémentaires pourraient être exigés par l'ambassade ou le consulat.

Le coût total des démarches auprès de l’ambassade de Lima s’élève à plus ou moins 255 USD dont 155 USD doivent être payé sans savoir si la demande sera acceptée. En comparant cette somme aux 200 USD de salaire de base, on enfonce encore un peu plus le clou. C’est comme si un belge devait payer 1600 € (en considérant un salaire minimum de 1260 €) pour obtenir un visa touristique.

Sparadrap_2__Large_L’injustice frappe. Ne peut-on pas penser qu’un équatorien vienne en Belgique pour deux semaines de simples visites ? Est-on obligé de penser que s’il connaît la Belgique il voudra automatiquement y rester illégalement ? oiseau_fond_ecran_rouge_gorge_09Et si nous pensons cela, n’est-ce pas un aveu que la situation en Equateur n’a rien à envier à la situation belge ? Et dans ce cas, que fait-on pour combler le fossé ? Mettre 0,7% de notre PIB dans des projets de coopération au développement (le sparadrap) tout en écrasant les pays du Sud par des règles internationales injustes et déloyales (l’égorgement) ?

Tout cela me reste en travers de la gorge.

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Certains pensent que quand on impose au monde, dans les conditions internationales actuelles, le libre échange des marchandises qui accable bien des pays on devrait au moins permettre la libre circulation des personnes. A méditer…

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jeudi 11 septembre 2008

La journée sans nuage

Pas encore de journée sans voiture ici à Ibarra. Mais on a eu droit aujourd'hui à la journée sans nuage !

Ce qui permet d'admirer l'Imbabura, le Cotacachi et le Cayambe.

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Back fuel controls the world

IMG_8648__Large_IMG_7217A gauche la Belgique en octobre 2007, à droite l’Equateur à la date d’aujourd’hui. Etonnant, mis à part pour l’essence sans plomb, les prix sont similaires ou disons plutôt les chiffres. En effet si l’on convertit les dollars en euros les prix à la pompe en Equateur sont largement inférieurs. Et pour dégoûter les automobilistes belges, une précision s’impose, les prix affichés ici sont les prix au galon, c'est-à-dire 3,785 litres. Le litre de diesel équatorien est donc à 0,2 euros.

Mais pourquoi une telle différence ? L’Equateur est bien sûr un pays producteur de pétrole mais marginal, le cinquième d’Amérique du Sud. Qui plus est l’Equateur ne possède que 4 petites raffineries insuffisantes pour assurer l’autonomie du pays et exporte une grande partie de son brut pour l’importer une fois raffiné.

IMG_8650__Large_Alors pourquoi de tels prix ? Parce que au contraire de l’Etat belge qui taxe l’essence, l’Etat équatorien la subsidie. Le consommateur ne paie donc qu’une partie du coût réel.

Le galon de diesel s’importait 2,16 USD en 2006 et se vendait 1,18 USD. Les taxes sur les entreprises pétrolières permettent évidemment d’assurer un revenu à l’Etat permettant de tels subsides. Remarquons quand même que dans de nombreux cas, ces taxes apparaissent minimes par rapport aux importants revenus des industries pétrolières étrangères installées en Equateur.

Ce système de solidarité coûte très cher à l’Etat et pourtant il ne se justifie pas complètement puisqu’il favorise les riches comme les plus pauvres et ne prône pas l’économie de carburant. Même s’il est clair que tout président qui se risquera à diminuer les subsides risque de se heurter à des mouvements populaires, il y aurait sans doute moyen d’orienter l’aide pour les plus pauvres uniquement et ainsi économiser une partie des recettes de l’Etat qui pourrait être investie dans d’autres domaines.IMG_1271

Surtout que ces subsides ne concernent pas uniquement le combustible mais aussi le gaz (la bombonne est importée 10 USD et vendue 1,6 USD), l’eau, l’électricité,…

Le système de subsidiation de l’eau et de l’électricité a lui été revu en 2007.  Le tarif de solidarité a été mis en place. Et même s’il permet d’économiser quelques 190 millions de dollars il n’est pas encore parfait. Ce tarif favorise les personnes qui consomment le moins. Concrètement cela veut dire que nous qui vivons à deux mais gagnons très  bien par rapport à la moyenne nationale équatorienne profitons de ce tarif dit de « dignité » alors qu’une famille nombreuse consommant plus mais avec peu de ressources n’en bénéficiera pas. Chaque mois l’Etat nous offre entre 6 et 7 USD d’électricité.

Autre revers de la médaille, le faible coût du gaz entraine également un marché noir vers la Colombie où le gaz est beaucoup plus cher, car non subsidié. On en arrive parfois à la pénurie de gaz ici dans le nord de l’Equateur.

Correa_ChavezPour en revenir au pétrole, ce 15 juillet, Chavez et Correa se sont rencontrés pour se mettre d’accord sur la construction d’une raffinerie interestatal qui aura une capacité de transformer 300 000 barils de brut par jour et demandera un investissement de 5000 millions de dollars.

Le pétrole raffiné servira a assuré l’indépendance énergétique d’une partie de l’Amérique du Sud, mettant fin à la dépendance des raffineries étasuniennes.

Assuré l’indépendance énergétique est sans doute un bien en soi, mais espérons que tant le gouvernement équatorien que le gouvernement vénézuélien tenteront de réduire les dégâts associés à l’exploitation pétrolière : dégâts environnementaux, conséquences pour la santé, conséquences sociales (prostitution, perte des connaissances paysannes,…). Espérons également que l’argent gagné soit source de développement, que l’Etat investisse bien l’argent gagné au profit des populations les plus pauvres.

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jeudi 28 août 2008

El negrito de la salsa

viejo_20edgarEl negrito de la salsa c’est le vieux Edgar, artiste afro-équatorien natif d’Ibarra. C’est l’artiste de « bomba » le plus connu d’Equateur. Et le vieux Edgar ne manque pas d’humour. C’est ainsi que lors du déchargement du matériel de concert d’un camion, le vieux Edgar dit aux membres de son groupe : « Que les plus noirs d’entre nous déchargent ! » …j’adore ! (Histoire qui m’a été contée par Geoffrey).

Une petite vidéo pour que vous puissiez vous faire une idée. C’est vraiment sympa pour ceux qui aiment la musique latina. Je trouve que ça sent l’été comme musique.

Posté par Seb le barbu à 16:18 - Culture Club - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 19 août 2008

De Guayaquil à Puerto Lopez

Nous nous étions programmé une semaine de vacances à la côte, entre Guayaquil et Puerto Lopez sur la « Ruta del sol ». En voici le récit mais cliquez d’abord ici pour lire en musique :

Nous avons commencé par la visite express de Guayaquil city. Guayaquil est la plus importante ville du pays par son nombre d’habitants et est aussi considérée comme la capitale économique du pays. Beaucoup d’industries ont fleuri dans ses alentours, le plus grand port du pays est celui de Guayaquil,…Ce qui marque également en arrivant en ville, c’est le nombre de villages expos de luxe et de taille énorme qui se sont établis dans la banlieue. 

croisiere_s_amuseEt si à priori Guayaquil ne nous attirait pas, nous avons été agréablement surpris par la visite de la ville. En une journée, nous avons visité les parcs de la ville qui hébergent les iguanes réfugiés là suite à l’expansion urbaine, le Malecon 2000 (une digue sur le fleuve) qui est l’un des plus important projet de rénovation urbaine d’Amérique du Sud (je dois dire que c’est assez réussi) ; nous avons visité une grande à papillon, fait une petite croisière touristique sur le Guayas et visité les derniers vestiges coloniaux de la ville.

Lors de la promenade dans ces quartiers coloniaux, des policiers nous attendaient à chaque carrefour pour s’assurer que nous ne quittions pas le parcours. Sans doute car seule une partie n’a jusqu’à présent été rénovée et qu’il ne serait pas bon de montrer aux touristes le délabrement des autres bâtiments ou la pauvreté urbaine des autres zones.

camping_005Ensuite nous sommes remontés vers le nord en nous arrêtant pour une nuit dans une réserve naturelle où nous avons pu observer des tarentules, des crapauds, des serpents,… lors d’une marche de nuit et des singes hurleurs, des écureuils, un iguane, des faucons et autres oiseaux, … lors de la marche de jour dans la forêt sèche.

surfNous avons alors pris la route de la plage direction Montañita, petit village de fêtards à l’ambiance assez superficielle. Nous en avons profité pour prendre notre premier cours de surf, nous balader sur la plage, jouer dans les vagues,…

the_shiningAprès une nuit à Ayampe que nous avons fuit tellement il y faisait désert et morbide ainsi qu'une pause langouste à Salango, nous avons terminé notre voyage à Puerto Lopez.


pauvrecresusPuerto Lopez grouille de touristes et pour cause il est le point de départ des excursions vers l’île de la Plata encore appelée les Galapagos du pauvre. Il faut compter seulement 40 USD plus l’entrée au parc pour une excursion d’une journée, des broutilles comparé aux 800 USD nécessaires pour un séjour de 5 jours aux Galapagos. Mais bon, il est certain que ça ne vaut pas les Galapagos du riche !

Nous avons cependant passé une belle journée : observations des baleines (on ne se lasse pas du spectacle même si malheureusement ici les bateaux sont nombreux et le dérangement indéniable), observation d’un touriste espagnol qui a vomi pendant tous le trajet en bateau, visite de l’île et des ses locataires les fous à pattes bleues et les frégates, snorkeling.

gardon_imagelargeEt après cette journée, départ en trombe pour Quito en bus de nuit. Après mes 12h de voyage et mon arrivée à 7h00 à Ibarra, plus précisément à 7H20 après la petite marche imposée par la grève des taxis j’étais au bureau à 8h, presque frais comme un gardon.

L’album photo est ici et si le ciel est gris c’est parce que, en tant que bons belges et nostalgiques de la Bretagne, ne voulant, qui plus est pas dégoûter le vacancier belge, nous avons choisis la pire période pour aller à la côte : de mai à décembre, c’est l’été mais ici la définition de l’été est quelque peu différente puisqu’il s’agit d’une période plus sèche mais durant laquelle le ciel est toujours couvert.

Malgré ce ciel couvert, nous avons tout de même eu dur à vivre le dépaysement. En effet, la température agréable de l’eau (genre tu ne risques pas de perdre tes orteils même après 2h de baignade), le cocktail à 2 USD, les produits de la mer à tous petits prix,… sont autant de choses qui perturbent des êtres fragiles comme nous ;-)

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dimanche 17 août 2008

La Colombie, Interpol et le cyberguérillero

Un article du Monde Diplomatique intéressant sur la tentative de déstabilisation des gouvernements équatoriens et vénézuéliens par la révélation des informations retrouvées sur la matériel informatique de Raul Reyes lors de l'attauqe du 1er mars. C'est par ici.

Posté par Seb le barbu à 21:38 - Un peu plus loin que le bout de mon nez - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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